Gestion environnementale responsable :
la réhabilitation et la préservation de l’eau

Assurer la réhabilitation de l’environnement

La réhabilitation environnementale est l’un des engagements forts de GCO. Une attention spécifique est portée aux populations riveraines potentiellement impactées par le projet dans leur cadre de vie ou dans leurs moyens de subsistance habituels. Ces différentes initiatives s’inscrivent dans le strict respect des préconisations de :

  • l’Etude d’Impact Environnementale et Sociale (EIES)
  • l’Etude Définitive de Faisabilité (DFS)
  • les Chartes Ethique &Intégrité, Politiques du Développement Durable, Droits Humains et Biodiversité du groupe Eramet.

GCO s’est ainsi engagé à réhabiliter les sites miniers exploités de manière progressive. Pour ce faire, la situation biophysique de référence du site a fait l’objet de caractérisations au cours des études initiales. Les espèces locales ont été privilégiées par le département Environnement pour sa pépinière afin d’être reproduites et réintroduites.

Là encore, un travail participatif a été mené en amont en lien avec les communautés et les autorités, afin que celles-ci déterminent les espèces à intégrer lors de la réhabilitation – leur choix s’est porté notamment sur le filao, le darcassou et l’eucalyptus, qui favorisent la protection des dunes et la production de fruits des bois pour les populations.

200 hectares sont en moyenne revégétalisés chaque année par les équipes de GCO.

D’autres initiatives ont été prises pour répondre précisément aux différents enjeux locaux. A titre d’exemples :

  • Les graines utilisées pour la réhabilitation sont récoltées à partir des peuplements semenciers installés dans la zone.
  • Lors des décapages nécessaires à la réalisation du chemin de la drague, la couche de terre est conservée pour servir ensuite lors des plantations.
  • Dans ces régions sèches, sableuses et ventées, des brise-vent sont installés avant que les semences ne soient répandues à l’aide de l’hydroseeder.

Après le passage de la drague, les dunes sont remodelées avec topographie la plus fidèle à celle qui prévalit à l’origine. Les équipes de l’Environnement interviennent dans un second temps pour stabiliser les dunes et les végétaliser. Ce sont environ 200 hectares de la zone affectée par la mine qui sont ainsi revégétalisés chaque année.

Agir pour préserver l’eau

Conscient que l’accès à la ressource en eau est crucial aussi bien pour les communautés que pour l’entreprise, la préservation de l’eau est une autre priorité de notre engagement environnemental, d’autant plus que les « Niayes » sont une région agricole importante pour le Sénégal. C’est ainsi que, dès la phase d’exploration du projet, GCO a réalisé des études des systèmes aquifères du site.

Depuis 2006, plus de trois cents piézomètres ont été réalisés dans la nappe superficielle des sables du Quaternaire, tandis que quatorze forages ont été installés dans la nappe profonde du Maastrichtien. Ces réalisations ont été pensées pour répondre au contexte local. En effet, la nappe Maastrichtienne est confinée et ne présente pas localement une relation directe avec la nappe phréatique du Quaternaire – les deux aquifères sont séparés par des barrières étanches. Ainsi, les piézomètres fournissent des informations sur les deux systèmes aquifères pourvoyeurs d’eau du projet. Le suivi des nappes par l’intermédiaire des puits de surveillance est réalisé en continu avec un suivi étroit des autorités. Les informations obtenues de ces plans d’eau (nappes) permettent une bonne gestion de l’eau souterraine afin de respecter la politique environnementale de GCO.

Outre les dispositifs d’approvisionnement en eau du projet, GCO dispose d’unités de récupération par drainage et de forages de recyclage d’eau pour limiter l’exploitation des forages profonds. Ces interventions interviennent dans le cadre de la politique de l’entreprise pour le respect de l’environnement et pour son plan de gestion durable des ressources en eau.

Des forages dans les villages

Plusieurs forages ont été réalisés à Darou Beye, Darou Salam, Ndieye ainsi que neuf autres hameaux des communautés environnantes. Ces réalisations facilitent l’accès au service en eau potable dans les zones rurales, ce qui a notamment pour conséquence d’alléger considérablement le travail des femmes.